L’Oiseau vert

de Gozzi

Voilà plus de 18 ans que le roi Tartaglia est parti pulvériser les rebelles… Pendant ce temps, sa femme, la reine Ninette, accusée d’infidélité par la reine mère, a été enterrée vivante sous l’évier… elle survit dans le plus grand secret grâce aux soins d’un étrange oiseau vert. Ses jumeaux, que Pantalon, le premier ministre du roi, était chargé de supprimer, ont été recueillis par des tripiers. Les jumeaux, ayant appris la vérité, décident de partir à la découverte de la vie et de l’identité de leurs parents véritables.

Aujourd’hui le Roi revient de guerre… et c’est ici que l’histoire commence !

Souvent considérée comme la plus riche des pièces de Gozzi, L’Oiseau vert mêle de façon harmonieuse éléments fantastiques, profondeur des émotions, originalité et humour pour constituer le plus drôle et le plus inattendu des récits initiatiques.

Mesdames et messieurs, bienvenue au royaume de Monterotondo, dans cette comédie loufoque, mélange de commedia dell’arte et de conte fantastique où tout peut arriver…

Retrouvez Carlo Boso, le maître d’œuvre entre autre d’« Arlequin, valet de deux maîtres » et des « Jumeaux Vénitiens », deux immenses succès !

Mise en scène : Carlo Boso

Avec : Bernard Cogniaux, Joséphine de Renesse, Béatrix Ferauge, Marie-Paule KumpsOlivier Massart, Guy Pion,

Création du théâtre Le Public (2007)

PRESSE

« Oiseau vert » mais bien mûr…. !

Une féerique commedia dell’Arte au Public

                                                                                                      MAKEREEL,CATHERINE

Vendredi 30 novembre 2007

Avec L’Oiseau vert de Carlo Gozzi, le Théâtre de l’Eveil fête son 25e anniversaire en beauté ! Ce conte burlesque et féerique semble avoir donné des ailes à l’imagination de Carlo Boso, metteur en scène de ce pantagruélique festin. Un spectacle populaire sacrément amusant, voire addictif, qui fait honneur à la commedia dell’arte.Voici dix ans que l’Italien Carlo Boso se fait le complice de l’Eveil, pour des spectacles à succès comme Arlequin valet de deux maîtres ou Les Jumeaux vénitiens. Il semblait donc logique de célébrer cette décennie de collaboration fructueuse en confiant à celui qui fut le disciple de Giorgio Strehler, cette pièce du Comte Gozzi, auteur vénitien du 18e siècle et concurrent de Goldoni. Avec une véritable morale de l’excès, plus créatif qu’autodestructeur, Boso donne du muscle, du souffle, du nerf et beaucoup de couleurs à l’univers fantastique de cet Oiseau Vert.

Le jour de leurs 18 ans, les jumeaux Renzo et Barbarine découvrent que Truffaldin et Smeraldine ne sont pas leurs vrais parents. Ils décident alors de retrouver leur véritable famille. Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’à leur naissance, leur mère Ninette a été enterrée vivante sous l’évier par l’horrible reine mère Tartaglione, qui l’accusait d’infidélité. Les deux enfants ont été jetés à l’eau avant d’être recueillis par le couple de tripiers. Au fil de la pièce, les jumeaux, aidés d’un étrange oiseau vert, vont faire miraculeusement fortune, rencontrer le Roi Tartaglia (leur père), inconsolable depuis la disparition de sa Ninette, résoudre des énigmes et faire triompher l’amour.

Jeu vif et folie burlesque

Dans cette fable rocambolesque, on croise des poètes devins, des statues qui bougent, des pommes qui chantent et des châteaux qui poussent à vue d’œil. C’est d’ailleurs l’une des grandes réussites de la pièce : le dynamique décor de Claude Renard et ses colonnes de photographies, évoquant la forêt ou le palais. Ses balcons, ses ponts-levis, tout a la bougeotte dans cette scénographie, à l’image de comédiens endiablés : Olivier Massart, hilarant en Tarataglia bégayant et inconsolable, l’excellent Guy Pion monté sur ressort en espiègle Truffaldin ou encore Joséphine De Renesse, Barbarine savoureuse d’égoïsme. Marie-Paule Kumps, Freddy Sicx, Sandrine Versele, la place nous manque pour tous les citer, mais quel plaisir à goûter leur jeu vif, leur folie burlesque. A une époque où la tendance est plutôt au gel émotif, ce goût pour une théâtralité joyeuse derrière les masques, confère à cette fable des allures de fruit exotique savoureux.

Jusqu’au 31 décembre


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