ARRIVER

Marie-Paule KUMPS vient au monde un jour d’été des années soixante dans une petite ville de province belge… Les infirmières, sa mère et sa grand-mère s’écrient “ho là !” en la voyant arriver car, contrairement à ses frère et soeurs blonds ou bruns, elle a la tête couverte de boucles noires collées à son crâne…

GRANDIR

Elle monte déjà sur les planches à moins de trois ans. En effet, sa mère l’a inscrite à un concours de beauté… A 6 ans, elle écrit et illustre sa première nouvelle, l’histoire d’un petit ours ; elle relie elle-même le livre cartonné (exemplaire unique – collection privée). Elle passe une enfance heureuse, dernière d’une famille de quatre enfants. Elle siège de longues heures sous la table de la salle à manger et y invente des histoires en écoutant Adamo, Charles Aznavour ou Léo Ferré et passe une bonne partie de son temps d’école dans les coins de toutes ses classes primaires d’où elle arrive encore à distraire ses camarades. Elle remplit déjà de nombreux cahiers de d’idées d’histoires.

OSER

Elle s’amuse comme une folle à l’I.A.D.(Institut des Arts de Diffusion, section théâtre) de 1980 à 1984.
Depuis elle joue un peu partout en Belgique francophone, dans des théâtres institutionnalisés mais aussi avec des jeunes compagnies. Elle écrit, met en scène et enseigne ou anime des ateliers divers.
Curieuse de tout, elle démarre sa carrière en travaillant dans une maison de la culture, tout en jouant, et en participant à de nombreux stages.
Elle fait ses premiers pas dans sa vie d’actrice sous la direction de Bernard Decoster au Théâtre National dans “Hollywood, Hollywood” de Christopher Hampton, avec Jean-Claude Frison.
Elle intègre rapidement la Ligue d’Impro qui deviendra sa deuxième famille et où elle reçoit quelques jolis prix. Elle fait partie d’un atelier d’acteurs « les Acacias » ; elle suit des ateliers de commedia dell’arte, de danse, d’escrime, de masques…

Dès 1987, elle pratique la mise en scène.

En 1988, elle joue un rôle qui lui restera cher, Macha dans « La Mouette » de Tchékov, mis en scène par Armand Delcampe à l’Atelier Théâtral de Louvain-La-Neuve.

ECRIRE ET UN PREMIER PRIX

La même année, elle écrit son premier spectacle avec Syvie De Braeckeleer, “Mado”, un monologue un peu décalé, poétique et singulier qu’elle jouera plusieurs saisons. Le spectacle reçoit le prix du Public ainsi que celui de la SACD au Festival de café-théâtre d’Evry. Il reçoit ensuite le Prix Jeune Théâtre de la COCOF.

En 1989, avec les comédiens de la Ligue d’Impro et des Acacias , elle crée     « Noces » d’après Tchékov ; la jeune fille qu’elle incarne y épouse un jeune homme interprété par Bernard Cogniaux
Ils démarrent leur vie de couple à la ville…

CREER PAS QUE SUR UN PLATEAU

En 1991, elle joue une jeune femme qui fait une grossesse nerveuse dans« Les Trompettes de l’amour » de Bernard Cogniaux; le spectacle est créé à la Samaritaine dans une mise en scène de Jonathan Fox.
Sa fille Lisa naît au mois de mai ; son papa est Bernard Cogniaux.

En 1993, suite à une invitation de Jules-Henry Marchant à écrire un spectacle qui ne serait pas « une histoire au sens classique du terme » (pour les Midis du Rideau à Bozar), elle écrit son premier spectacle avec Bernard Cogniaux : “Orage sur un dictionnaire”, promenade ludique sur un plateau nu.

Elle reprend le spectacle en 1994, mais la costumière doit lui confectionner une nouvelle robe, plus ample… Son fils Antoine naît au mois de juillet ; son papa est toujours Bernard Cogniaux.

En 1995, elle participe à la création de l’émission jeunesse « Ici Bla Bla ! », réalisée par Bernard Hallut à la RTBF ; elle y jouera pendant plus de dix ans le rôle de Mamy Nelly.

VARIER LES PLAISIRS ET UN DEUXIEME PRIX

De 1996 à 1999, elle est de la trilogie imaginée par Jules-Henry Marchant au Théâtre du Rideau de Bruxelles : « l’Odyssée », « Don Quichotte » et « Le château », trois œuvres adaptées par Paul Emond. Parallèlement à ces spectacles, elle écrit des versions à une voix pour les plus jeunes qu’elle joue en journée avec beaucoup de succès.

En 1996, elle écrit et joue avec Bernard Cogniaux « Pour qui sont ces enfants qui hurlent sur nos têtes ? » (texte édité chez Lansman) ; le spectacle reçoit le prix de la SACD.

En 1999, elle écrit avec lui « A Table ! » qu’ils créent avec Martine Willequet,Patrice Mincke et Christian Labeau au Théâtre de la Toison d’Or.
Elle tourne régulièrement dans des courts ou longs métrages, ou dans des téléfilms.

En 2000, elle écrit « Love comédie » qu’elle joue avec Stéphane Degroodt dans une mise en scène d’Ivan Golschmidt.

RENCONTRER ADRIAN BRINE ET UN TROISIEME PRIX

En 2001, elle interprète Inès dans « Trois Versions de la vie » de Yasmina Reza, dans une mise en scène d’Adrian Brine ; elle reçoit pour son interprétation le Prix du magazine Kiosque.

En 2002, elle crée « Le marchand de fables va passer » avec Bruno Coppens ; le spectacle se jouera à Bruxelles et dans toute la Belgique pendant 5 ans.
La même année, elle retrouve Stéphane Degroodt dans « Paroles de fric » de Ray Cooney au Théâtre des Galeries.

UNE SAISON A PARIS

En 2004, elle crée au Théâtre de l’Ouest Parisien (à Paris) « Les Uns chez les autres » d’Allan Ayckbourn  dans une mise en scène de Gildas Bourdet ; le spectacle se reprend ensuite au Théâtre Marigny.

De 2005 à 2009, elle est de la grande aventure des « Monologues du Vagin », spectacle mis en scène par Nathalie Uffner au TTO. En 2006, elle reçoit à nouveau le Prix Kiosque pour l’ensemble de sa saison théâtrale.

En 2007, création de « Saison One », une série théâtrale qu’elle écrit avec Bernard Cogniaux et qu’elle met en scène au TTO ; le spectacle est nominé pour le prix de la SACD.

LES PARENTS  ONT GRANDI

En 2008, elle écrit et joue avec Bernard Cogniaux « Tout au bord » , mis en scène par Pietro Pizzuti au théâtre Le Public ; le spectacle reçoit du Prix de la SACD et se joue plusieurs saisons, dont un été à Avignon.

En 2009, elle retrouve Gildas Bourdet pour interpréter Frosine dans « L’Avare » de Molière en plein air dans les ruines de Villers-La-Ville.

S’ESSAYER A L’ECRITURE CINEMA

En 2010, elle co-écrit avec Bernard Hallut et Bernard Cogniaux « Miss Mouche », long-métrage réalisé par Bernard Hallut.

En 2011, elle met en scène Virginie Hocq dans son one-woman show « Pas d’inquiétude » pour lequel elle co-écrit avec Virginie de nombreux sketches.

En 2011, elle a le plaisir de travailler pour la première fois au Théâtre Varia dans « Adultères » de Woody Allen, mis en scène par Marcel Delval.

En 2012, elle fait ses premiers pas au Théâtre du Parc dans une jolie comédie « Les Cabots magnifiques » de Thierry Debroux sous la direction de Geoges Lini.

RETROUVER MON AMIE VIRGINIE

En 2013, elle inverse les rôles avec Virginie Hocq qui la met en scène dans « Madame Marguerite » au Théâtre Le Public.

A l’occasion de ce spectacle, Eric Russon l’invite à parler d’elle

En 2014, elle joue dans « Finement joué », une comédie pur jus, écrite et mise en scène par Bernard Cogniaux, au Théâtre le Public dans le cadre des Festivités du théâtre pour leurs 20 ans.

VU A LONDRES, RAMENE A BRUXELLES

En 2015, elle crée « Constellations » de Nick Payne, une pièce anglaise contemporaine très nombreuses fois primée qu’elle découvre à Londres avec Bernard Cogniaux et qu’elle joue avec lui dans une mise en scène de Pietro Pizzuti au Manège (à Namur) puis au Théâtre le Public.

REVE D’ENFANCE…

En 2016, elle crée « Potiche » de Barillet et Grédy, rêve d’enfance qui se réalise, habiter à sa façon un rôle créé par Jacqueline Maillan, qui la fascinait enfant et adolescente… et encore maintenant ! Nathalie Uffner en signe une mise en scène inventive et ludiquement « vintage » !

SUR LE DIVAN D’UNE PSY

En 2017, elle crée avec Bernard Cogniaux « La porte à côté », une très jolie pièce psychologicoromantique de Fabrice Roger-Lacan, dans une mise en scène minimaliste et très « up-to-date » d’Alain Leempoel au Théâtre des Galeries…. se disputer toute la soirée avec son amoureux…… trop bien !

DEUX GEORGES POUR LE PRIX D’UN !

En 2018, elle est Madame Aigreville aux formes rebondies dans « Un Tailleur pour dames » de Georges Feydeau, revisité par un autre Goerges… Lini, celui-ci ! Ça glisse et ça dérape sur un plateau très très incliné… au Théâtre Jean Vilar, puis au théâtre du Parc, au festival de Spa, et en tournée en 2020.

CHANGER DE REPERTOIRE

En 2018, elle a la chance de visiter l’écriture poétique et mystérieuse de madame Jelinek en tenant la main d’un jeune metteur en scène bourré de talent : Olivier Lenel ; il a choisi pour nous parmi les Drames de Princesse, « Jackie ». La mort, la solitude, le sexe, l’image, la mode, un tailleur rose…. sur le plateau du joli petit Théâtre de la Vie magnifiquement dirigé par une femme discrète mais qui a du chien, Peggy Thomas.

OSER PARLER

En 2019, alors qu’elle est encore plutôt jeune ménopausée, le Poche lui propose d’en parler à haute voix ; « Ménopausées », avec et sans masque, pour lever les tabous et oser être soi…

ECOLOGIE, URGENCE

En 2019, quelle chance d’être de « Chidren », un texte presqu’en forme de comédie qui fout un coup de poing dans nos ventres de bientôt soixantenaires : que laisserons-nous comme monde aux enfants de nos enfants ? Une jeune autrice supra-talentueuse ovationnée au Royal Court de Londres dans une mise en scène de Tilly,  habitué du Théâtre de Poche

UNE SERIE AU THEATRE

Quel théâtre se prête mieux à se regarder une série une bière en main que le TTO ? « Saison One  » y avait vu le jour 12 ans plus tôt ; « Saison One 2.0″ s’y réinvente avec de nouveaux jingles, un nouveau générique mais toujours le même rythme endiablé pour 4 épisodes en un soir !

OSER PARLER… DE SOI CETTE FOIS

En 2020, elle écrit une comédie dans le pur style grande comédie, avec quiproquos, incompréhensions, rythme, un rien d’absurde et de la poésie… La malle à secrets s’est ouverte, et des trésors en sortent : en rire avec un doux regard plein d’amour pour mordre encore plus à la vie, cette insolente coquine ! Le Théâtre des Galeries lui ouvre ses belles portes et « Larguez les amarres » y accoste avec Pietro Pizzuto comme capitaine

Depuis 2014, elle anime avec passion de nombreux ateliers d’écriture, qui s’articulent autour de thèmes variés, et s’adressent à des publics mélangés.

Elle partage toujours sa vie avec le comédien Bernard Cogniaux qu’elle a enfin (?) épousé -à moins que ce soit le contraire- et elle est toujours aussi curieuse de tout, de la photographie, à la cuisine, en passant par la poésie et les voyages

Ses enfants se lancent dans le métier… et c’est passionnant…

ARRET IMPREVU ET TENTER DE NE PAS SE LIQUIFIER

« Larguez les amarres » s’arrête en plein chantier des répétitions : retour à la maison et attendre

A l’invitation de Patricia Ide et Michel Kacen, elle écrit pour le Théâtre le Public, un seule en scène pour un streaming en direct « sur le poste ». « Suzanne se confine à vous » ou le monologue d’une vielle dame adorable qui raconte son confinement avec humour, mélancolie et fantaisie. Une délicieuse et particulière expérience.

Puis elle écrit, elle écrit et elle écrit pour tenter de (mieux ?) comprendre les surprises de la vie. La malle à secrets n’avait pas fini de tout livrer, les fratries s’ouvrent avec beaucoup d’amour, mais aussi beaucoup de questions. Comprendre, est-ce possible ? nécessaire ?

Elle s’inscrit au Master de spécialisation en Etudes de Genre à l’ULB et c’est le début d’un nouveau chemin passionnant.

OUVRIR LES TERRITOIRES

En 2021 et 2022, elle renoue avec le théâtre amateurs, ses comédiens passionné.es et sa terre d’origine, le pays de Charleroi

Elle pense que tout va/doit/a/ne peut que changer ; ce qui est faux, en grande partie. Elle pense (avec beaucoup de tristesse) que son métier d’actrice appartient désormais aux paysages passés, place à la jeunesse…

EN SCENE, MA VIEILLE !

En 2022, elle retrouve avec beaucoup de bonheur un Georges Lini plus enthousiasmant que jamais dans « Ivanov » de Tchekov, un spectacle plus collectif qu’on n’aurait pu l’imaginer au sein d’une troupe d’acteurices formidables ; elle y joue Zinaïda.

En 2023, elle joue avec le fantôme de son (vrai) mari, dans une comédie heureusement…. le spectacle interroge comment vivre après le départ de l’être aimé…. c’est une belle question qui la touche, d’autant plus que l’histoire d’« Encore un instant » de Fabrice Roger-Lacan -déjà rencontré en 2017- se passe dans le milieu du théâtre, le sien finalement…..